Vertical. Le roman de Gigi Riva
Série Vies inattendues
C'est ainsi que Gigi Riva, la championne, nous a quittés, un jour
de soleil rouge et de vent doux venu de la mer, sur les épaules de tout un peuple".
Le 22 janvier 2024, Gigi Riva nous a quittés, lui qui, pour beaucoup, était le dernier des héros du football italien.
En Vertical. Le roman de Gigi RivaPaolo Piras raconte l'histoire de ce jeune homme d'à peine dix-huit ans, mais qui a déjà une vie très dure derrière lui, et qui arrive à Cagliari, perplexe et sans conviction, avec sa sœur aînée, Fausta. Ici, au cours de sa carrière extraordinaire, il est accueilli comme un fils et aimé comme tel, d'abord par une ville, puis par une île entière, la Sardaigne, ce qui permet à Cagliari de remporter son Scudetto historique.
Chanté et commenté par ses coéquipiers et ses adversaires, par les supporters et les non supporters, par les journalistes et les écrivains. Gianni Brera l'a appelé "Thunderbolt", mais c'est Gianni Mura qui a trouvé la définition la plus appropriée, la plus littéraire : "Hombre Vertical". Un homme qui ne se plie pas à la facilité, à la flatterie des puissants, aux choix de convenance. Aujourd'hui encore, le nom de Riva évoque à la fois la force et le fair-play, le talent et l'intégrité. Il l'a élu pour toujours comme un monument à son identité, lui qui n'était même pas sarde, mais lombard de Leggiuno, la "rive maigre" du lac Majeur. Pourquoi ? Il faut dérouler avec patience et étonnement tout le fil de son aventure romanesque, du deuil de l'enfance au Scudetto remporté avec Cagliari (le premier d'une équipe du sud), des légendaires exploits mexicains au parcours exemplaire de directeur de l'équipe nationale, pour bien comprendre la trajectoire d'un homme qui a traversé la pauvreté, la douleur, la colère, la joie, le malheur, la gloire, la fierté, la sérénité, sans jamais cesser d'être vertical.
C'est un leader sans vantardise. Avec le courage des "faibles".
Le seul qui l'emporte toujours.
Carlo Baroni, Corriere della Sera - La Lettura
